Mausolée Sidi Bel Abbas
Située à l’extérieur de Bab Fès, au milieu d’un ancien hameau appelé Sebara, la zaouïa Annoussak fut édifiée par le sultan Abou Inane. Elle avait une double vocation : offrir un refuge aux indigents et aux dévots sans ressources pour y pratiquer leur culte, mais aussi accueillir les étrangers de passage ainsi que les notables de l’État venus y chercher ressourcement spirituel.
D’après une inscription figurant sur la couronne qui orne le portail ouest, sa construction remonte au 27 chaabane 757 (25 août 1356). L’édifice comptait parmi les plus beaux monuments de Salé ; l’historien Ibn al-Khatib la décrivit d’ailleurs comme « une zaouïa qui a l’apparence d’un jardin ». Le sultan Abou Inane lui-même la visita deux ans après son inauguration.
Avec le déclin de la dynastie mérinide, la zaouïa tomba progressivement en ruines. Aujourd’hui, seuls subsistent deux portails imposants — l’un tourné vers la qibla, en face de Bab Fès, et l’autre à l’ouest, ouvrant sur le sanctuaire de Sidi Abou al-Abbas — ainsi qu’une fontaine destinée aux ablutions, installée au centre d’un patio orné de mosaïques aux couleurs éclatantes.
En face de la zaouïa Annoussak repose Cheikh Abou al-Abbas Ahmed ben Mohammed ben Youssef, inhumé en 1145 (540 H). Issu d’une famille de notables de Salé, il abandonna sa richesse pour se consacrer à la dévotion et à la vie ascétique, allant jusqu’à céder tous ses biens aux pauvres. Retiré sur une parcelle où il vécut en reclus, il creusa lui-même sa tombe. Une coupole fut plus tard érigée sur sa sépulture par l’un des souverains mérinides.
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